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Honnêtement, je ne le connaissais pas. Moi férue de danse, en pratique, ne connais pas beaucoup de grands noms de la création chorégraphique. Et alors? Je sais quand même que ces derniers jours, la scène chorégraphique perd ses Grands: Béjart, Pina Bausch (reportage sur Arte). Toute une génération qui laisse libre cours à l’imagination des néophytes: j’ai foi…
En tout cas son décès est pour moi l’occasion d’alimenter mes connaissances en la matière:
Cunningham était un très Grand. Il a bouleversé les codes classiques de la danse en privilégiant la mise en valeur du danseur où qu’il soit sur scène et non le centre de la scène elle-même. Mais aussi en épurant ce 6ème art de tout accompagnement musical, narratif ou décor.
Il a collaboré avec le Grand John Cage, philosophe, compositeur, musicien contemporain (piano entre autres) et expérimental qui a illustré musicalement ses oeuvres visuelles. Tous deux pratiquaient la méthode de tirage “aléatoire”. Ce qui signifie qu’ils laissaient place au hasard pour leurs nouvelles créations communes. Communes et pourtant composées chacun de leur côté jusqu’à ce qu’ils rassemblent leurs oeurvres qui ne demandaient qu’une chose, se compléter. Il fallait voir ce concept “aléatoire” sous l’angle de la chance et non de la randomisation..Cunningham disait:
“J’aime le stress du hasard. les propositions qu’il vous fait vous oblige à découvrir ce que vous ne savez pas encore…”
Il collabora avec de Grands peintres aussi tel Warhol.
Cette nuit, un Grand est mort. Une femme est morte aussi. Ma grand-mère. Plus de 80 ans.Alzheimer.
Elle ne marqua ni l’Art, ni l’Histoire, ni l’Histoire de l’Art.
Mais peut être l’art culinaire. Elle faisait le meilleur civet de lapin au monde. Son mari, boulanger, faisait les meilleurs Paris-Brest du monde. Ils étaient fait pour s’entendre. Ma mère a hérité de ce don culinaire.Pas moi…
Aujourd’hui, j’ai perdu ma grand-mère.
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Bah moi, j’aime bien le groupe Beirut et j’y serais volontiers aller en mai dans cet appartemment parisien où l’on pouvait les voir jouer dans un endroit confiné.
C’est plus qu’une fanfare! Personnellement, mon esprit s’évade en Irlande ou dans un vieux pub du nord de l’Angleterre quand je les écoute. Ca me fait penser à ce superbe film dont j’ai perdu le nom où des ouvriers britanniques se rabattent sur leurs instruments en fanfare pour insuffler un peu plus de joie dans leur quotidien pénible..
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Je me suis enfin décidée à aller voir Good Morning England et c’est sans regret!
C’est un bon retour aux sources du rock et aux bienfaits de la musique en général.
C’est aussi, selon moi, un bon moyen de démontrer l’importance de la liberté d’écoute et d’informations grandement invoquée ici. Toute une population, des petits aux grands, écoutant Radio Rock en douce -tels des résistants du FLN alliés aux ondes de la BBC- radio cathartique, légère, authentique, trash, contre toute censure, diffusant tout haut ce que tout le monde pense tout bas…
Et par-dessus tout, avant-gardiste à souhait en matière musicale! On a instantanément une envie irrépressible de danser. A défaut, on tortille et bat du pied. Et chose incroyable, voilà que l’ on sent d’autres pieds vibrant au sol sur le même rythme que le nôtre! Toute la salle n’a alors qu’une envie, bouger son corps et savourer cette crème du rock comme le font les british de l’époque!
Radio Rock est intouchable, au sommet de la diffusion culturelle. Comme invicible!
Mais voilà, un gouvernement liberticide s’oppose en bloc à ces radios pirates et ne cherche qu’une chose:leur anéantissement !Car elles déchaînent les foules!
Et c’est là que me vient à l’esprit cette fameuse loi Hadopi qui finalement est une nouvelle forme liberticide de privation culturelle.
Les gouvernements ne semblent que reproduire les mêmes erreus d’années en années…
Pourquoi ne pas prendre en compte l’opinion publique sur la diffusion culturelle? Pourquoi ne pas légaliser sous certaines conditions et reconnaître que beaucoup d’artistes se placent eux-mêmes dans un partage de leur propriété artistique?Pourquoi ne pas reconnaître que jusque-là, c’était l’industrie du disque qui s’en mettait pleins les poches?
Certes, chaque artiste a son gagne-pain malgré tout mais en légalisant et réglementant les choses de façon sensée, on pourrait satifaire à la fois artistes et oreilles…
En somme, un film qui tombe à pic en cette période hadopiste, malgré une tendance titaniesque sur la fin…